vendredi 2 juin 2017

La Biographie de : ALICE FITOUSSI

Alice Fitoussi est une chanteuse algérienne d'origine juive, née le 9 mai 1916 à Bordj Bou Arreridj et décédée en 1998 à El Biar. Son père, Rahmim Fitoussi est un chanteur et violoniste réputé. C’est auprès de lui qu’elle apprend le chant et grave son premier disque à l’age de treize ans1, c'était la seule chanteuse juive qui interprétait al-Madih. Après l'indépendance, elle a décide de rester vivre en Algérie, n’allant en France que pour passer l’hiver

La Biographie de : ADBELMALEK IMANSOREN

(né en 1955- 07/02/2010) - Interprète et compositeur. Né a El Madania (Alger). Il apprit, à l'âge de 10 ans, a chanter le genre "hindou" qui l'envoûtait comme tous les jeunes de son âge. Il commence sa carrière artistique en 1980 en interprétant la chanson Galou Ladrab Galou au cours de l'emission Alhane Oua Chabab. Il connaît un grand succès populaire en 1983 en sortant chez "Saouf El Andalib" une cassette audio intitulée Qesset el ghouleme qu'il fait suivre de plusieurs autres productions, toutes populaires jusqu'au jour ou il devient lui-même éditeur. Il adhère, pour parfaire ses connaissances en andalou, à l'Association El Fen Wal Adeb que dirige Mohamed Boutriche, avec ses deux fils Nacerdine et Mustapha. Il s'inspire surtout du patrimoine, compose lui-même ses danses et mis a part Qesset Sidna Youcef dont il était co-auteur avec le poète Ahmed Berrar, il écrit lui-même le texte de ses chants.

La Biographie de : ABDELMADJID MESKOUD

(né en 1953) - Interprète de Chaâbi. Né le 31 mars 1953 à El Hamma à Belcourt (Alger), Abdelhadjid Meskoud qui n'a jamais fait d'école de musique, commence en 1969 à gratter sa première guitare tout en s'exercant à la comédie d'abord dans la troupe Mohamed Touri de la Place du 1er Mai que dirigeait Mohamed Tahar Benhamla ensuite dans la Troupe du Théâtre Populaire (TTP) qu'animait Hassan El-Hassani. Meskoud passe deux ans à Béchar - service national oblige - ce qui lui a permis de chanter juste et maîtriser la frappe. Il reste un chanteur de quartier même si grâce à l'amitié et à la complicité de Mohamed Er-lkachid, un féru d'histoire musicale, il arrive à passer à la television. Ses acrivités se limitent à la célébration des mariages jusqu'au jour ou la belle chanson d'El-Assima le révèle au grand public, en 1989. Ce texte personnel qu'il a toutefois commencé à chanter depuis 1987 dans les fêtes est un beau texte, intense, vrai et plein de nostalgie. A l'origine de ce petit chef d'oeuvre, la destruction, pour rénovation, du vieux quartier d'El-Hamma ou il est né. il n'a pas pu tenir le coup lorsqu'il a vu la grande boule en fer écraser sa maison. Aprés, le poéme a pris progressivement de l'ampleur pour donner Dzayer ya Assima. Son orchestre composé de Krimo Ben Allaoua, Hakim Ben El-Djouzi, Zouhir Djemaî (violon), Redouane Ben El-Djouzi (guitar), Ahmed Berrour (derbouka) et Abdelkader Dali (tar), assez stable, a été crée en 1984. Cet artiste qui écoute énormément Brel, Piaff, Brassens et Ferré, qui a beaucoup d'estime pour les maîtres Hasnaoui et El-Anka notamment, a introduit un peu de fraîcheur dans la chanson chaâbie des années 90 écrasée par d'autres genres plus agressifs tel que le rai.

La Biographie de : ABDELHAMID ABABSA

Né : le 15 décembre 1918 à Barika (Batna). (Auteur compositeur interprète et poète) Une famille de musiciens pendant près de 40 ans, le père a été l’une des grandes figures de la musique algérienne Ababsa Abdelhamid Orphelin de mère à dix mois. Grandit à Biskra Abdelhamid Ababsa apprit la musique en allant tapoter du piano dans une taverne du côté de l'Amirauté qui appartenait à un Italien. Messaoud el Habib, un pianiste qui fut durant de longues années le musicien attitré de Cheikh el Afrit, aux côtés de M'hamed el Kourd, l'aida beaucoup. Par la suite, il apprit le luth, l'orgue (el manfakh). Mais, le secret de la musique, il l'a pénétré en autodidacte et ses premiers pas dans la chanson nationaliste, il les fit en mettant en musique une qacida de son père. C'est lui aussi qui composa la musique du chant patriotique Fidaou el Djazair de son ami Moufdi Zakaria. Né dans le terreau du nationalisme et de la poésie populaire, il atteint la plénitude dans l'interprétation des chants, celle des qaçaids, en 1936, à Tlemcen, sur la place El Kheddam, quand il chanta devant douze mille personnes, le nachid Fidaou el Djaiair. Pour cela, il sera proscrit de la ville. Depuis, il se mit à composer des qacidates et des chansons. En 1942, il enregistre chez Pacific Talet aâlya, en 1944 Ya rahala, mais c'est Hyua qui connut le plus grand succès, chanson qu'il interpréta pour la première fois, après Slimane Mégari, en 1938, à la radio d'Alger, et qu'il n'enregistre sur disque qu'en 1947. Depuis cette date, cette chanson qu'interprétera avec brio également El Bar Amar, demeure la plus demandée et la plus appréciée par les mélomanes. Après cet exploit, encouragé par le public, Abdelhamid (Abdelmadjid à l'état civil) monte sa propre troupe Djawalat Ababsa (19371976) et composa lui même les poèmes de ses chansons. En 1945, il dénonce le massacre du 8 mai et en 1946, lors d'un meeting, il chanta la même chanson à Paris et se retrouva en prison, pour deux ans, en compagnie de Cheikh El Hasnaoni. Durant la guerre de libération, il organise en France des galas privés pour la communauté émigrée et à la veille de l'indépendance, il se consacra aux anachid et chansons patriotiques.